LA PSYCHANALYSE À L’ÉPREUVE DE LA GUERRE

Marie Hélène Brousse – 18 juin

« En situation de guerre, l’homme s’approche de la mort et c’est le sens même de sa vie qui se fait plus prégnant. L’intensité des moments vécus à proximité du danger s’imprime dans un style d’existence et dans la mémoire, tandis que les instants où la mort vient passer ou s’arrêter trop près, s’expriment par des manifestations cliniques qui s’imposent à la conscience en dépit du temps ». Dr Lionel Caillet 

« La psychanalyse a-t-elle quelque chose à dire de la brest conférence 18 juin 2015guerre ? Freud le pensait, Bion et Rickmann aussi, et bien sûr Lacan dont le texte « La psychiatrie anglaise et la guerre» garde aujourd’hui toute sa puissance… Depuis, combien d’autres guerres ? Innombrables, elles enseignent la psychanalyse sur la clinique des sujets en situation extrême et traumatique.
Mais elles enseignent aussi sur les fondements de tout lien social. Partout s’y vérifie la thèse fondamentale selon laquelle toute guerre, loin d’être un résultat d’une agressivité naturelle, est avant tout un phénomène de discours.
Quelque barbares qu’elles soient, loin de s’opposer à la civilisation, les guerres sont une modalité constante de ce que Lacan appelle le « commerce interhumain ». Marie Hélène Brousse

JEUDI 18 JUIN 2015
20 H 45
ESPACE OASIS 13 rue Yves Collet 29200 BREST