Deuxième conférence des Échanges. Les identifications :

De Massenpsychologie aux Uns-tout-seuls

Caroline Doucet, psychanalyste, AE en exercice, membre de l’ECF

À quoi s’identifie-t-on à la fin de l’analyse ?

 

« À quoi s’identifie-t-on à la fin de l’analyse ? » interroge Lacan en 19761. Et il poursuit : « Est-ce que ça ne serait pas s’identifier à son symptôme ? ». C’est dire la place donnée par Lacan à l’identification à la fin et après l’analyse. Mais qu’est-ce que s’identifier au symptôme si l’on considère comme l’indique Jacques-Alain Miller2 que l’on attend d’une analyse plutôt la levée du symptôme que l’identification ? Lacan précise dans le même texte « savoir y faire avec son symptôme, c’est là la fin de l’analyse ». Mais comment cela se pratique-t-il ? J’aborderai ces questions dans la perspective du sinthome à partir de mon trajet analytique et de la passe. Une fois « le rempart identificatoire » 3 dans son articulation au fantasme franchi reste une jouissance opaque aux joints du corps, du trou du symbolique et de quelque élément signifiant. En ce qui me concerne, Toxicose est le nom de sinthome produit dans l’outrepasse. C’est un repère dont se dessinent dans l’outrepasse les contours et les usages.

1 : Lacan, J. (1976). L’insu que sait de l’une bevue s’aile a mourre, Cours du 16 novembre.

2 : Miller, JA. (1982-83), Du symptôme au fantasme et retour, cours du 2 février 1982, p. 115.

3 : Bosquin-Caroz P. (2010), Une présence incarnée, La Cause freudienne 76, p. 23.

 

Samedi 4 mars à 15 heures,

Institut de formation du centre hospitalier de Saint-Brieuc

Ouvert à tous sans inscription préalable

Entrée 10 €/ étudiants et demandeurs d’emploi 8€

Renseignements : Marjolaine Mollé / acf.saintbrieuc@gmail.com