Traitement de l’imaginaire par le symbolique, traitement du réel par l’imaginaire

Dominique Wintrebert

Le 2 sans le trois, c’est le duel, la lutte à mort de pur prestige de Hegel, avec en toile dewintrebert-orleans-janvier2015 fond la structure paranoïaque du moi. C’est au fond l’imaginaire en continuité avec le réel. Le troisième terme, celui qui vient pacifier ces emballements imaginaires, c’est le symbolique. Cette structure à trois, freudienne, est contemporaine d’un premier Lacan, celui du retour à Freud. Mais rapidement, Lacan exige une structure « quadripartite » pour penser la clinique. Dans un premier temps, il ajoute au père, à la mère, à l’enfant, les trois acteurs freudiens de l’Œdipe, le phallus, puis, en reliant l’aliénation et la séparation dans sa construction des discours, il ajoute l’objet a aux S barré, S1 et S2, enfin, il nouera le sinthome aux trois dimensions que sont le réel, l’imaginaire, et le symbolique.

Nous verrons que ce qui relève de l’imaginaire n’est pas toujours dommageable. Nous donnerons des indications du repérage dans la clinique des institutions des phénomènes imaginaires délétères que ce soit dans les relations duelles ou au niveau du groupe, et des modes de traitement de ces phénomènes. Nous illustrerons cela par quelques exemples cliniques tirés de notre pratique.