« Il est comme ça, parce que… » Où est la cause ?

Troubles, Symptômes… Y-a-t-il toujours une cause repérable au mal-être, à la souffrance ?

Lorsqu’un sujet est dans l’impasse, semble n’avoir rien à dire, ou ne présente pas de « cause » objectivable à ses difficultés, comment l’entendre ? Comment l’alléger de ce qui ne va pas ? Identifier un trouble est-il un préalable nécessaire à l’accueil d’un sujet ? Parfois ce trouble permet de s’identifier, de se nommer dans le monde, et est, à ce titre, revendiqué. D’autres fois, il embarrasse…

S’adresser à un psychanalyste « se motive d’un ébranlement de la routine dont s’entretient la réalité quotidienne du sujet… »1. C’est aussi, à l’occasion, ce qui se passe lorsqu’intervient un professionnel du champ social, sanitaire, judiciaire ou scolaire : un évènement, un ratage, un achoppement surgit. Le sujet rencontre quelque chose qui le déborde : certains y découvrent une part inconnue à eux-mêmes. D’autres, au contraire, ne parviennent à donner aucun sens à ce qui leur arrive.

Confrontés à ce que la psychanalyse a appelé l’« au-delà du principe de plaisir », les éléments de l’histoire, la biographie, ne suffisent pas à expliquer les raisons de la souffrance rencontrée. Repérer ce qui se répète ne soulage pas toujours. Finalement, ce qui nous touche n’est-il pas lié, d’abord, au fait que nous parlions ?

Lacan précise, de manière ramassée : « la cause est dans le sujet » 2. Qu’est-ce que cela peut bien vouloir dire ? Quels peuvent en être les effets pour la pratique du professionnel ? Si « de notre position de sujet, nous sommes toujours responsables »3, alors quelles inventions sont possibles, tant pour le praticien que pour le sujet ?

Avec nos invités et les participants, nous nous mettrons à l’ouvrage sur ces questions le vendredi 29 septembre 2017.

1. Jacques-Alain Miller, CST, Ornicar 2, n°29, 1984, p.143
2. Jacques Lacan, « Position de l’inconscient », Écrits, Paris, Seuil, 1966, p. 840
3. Jacques Lacan, « La science et la vérité », Écrits, Paris, Seuil, 1966

Infos pratiques :

Inscriptions avant le 18 septembre en envoyant un courriel à :

acfvlb.laval@orange.fr – nombre de places limitées

Entrées : 15 euros, étudiants et demandeurs d’emploi : 10 euros
Accueil dès 8h30 à l’Atelier des Arts vivants, 8 rue des Bordagers, 53810 Changé

Renseignements : Elina Quinton 06 88 91 63 57

programme journée Laval :

http://www.associationcausefreudienne-vlb.com/wp-content/uploads/2017/09/programme-journée-Laval.pdf