033016_0949_Questcequt1.jpg

Cycle de conférences : Déclinaisons du Partenaire-symptôme

La rencontre amoureuse

 Naissance d’un symptôme

Conférence de Pierre Naveau, psychanalyste, membre de l’Ecole de la Cause  freudienne et auteur de « Ce qui de la rencontre s’écrit ». 

Samedi 21 mai 2016 à 14h30
Auditorium du Musée des Beaux-Arts à Angers
Entrée 10€ / Etudiants et demandeurs d’emploi 5€

La rencontre dépend de ce qui se dit et de ce qui s’écrit. De paroles et de lettres d’amour, donc. Mais, pas seulement.
Ainsi la rencontre devient-elle celle d’un symptôme – qu’il s’agisse du symptôme de l’autre ou de l’autre comme symptôme.
Qu’est-ce qui peut bien vous pousser à vous intéresser au symptôme de l’autre et à vouloir ainsi – ce symptôme – « l’attraper au vol » ?
Qu’est-ce qui fait que l’autre consent à se faire votre symptôme ou que, si, en particulier, vous êtes une femme, vous vous mettez à incarner le symptôme de l’autre ?
Alors, qu’est-ce que cela veut dire :
Entendre ou ne pas entendre ? S’entendre ou ne pas s’entendre ?
Voire : Savoir ou ne pas savoir lire ce qui s’écrit ?
Est-il tenable de dire que l’on entre dans une certaine sorte de «conversation» ?
Le régime de la rencontre est, dit-on, celui de la surprise, de la trouvaille et de l’invention.
De quelle façon cela se traduit-il ?

Pierre Naveau

« Ma chère Nora Une heure vient de sonner. Je suis arrivé à onze heures et demie. Depuis je suis

resté assis dans un fauteuil comme un idiot. Je ne pouvais rien faire. Je n’entends rien d’autre que ta

voix. Je suis comme un idiot t’entendant m’appeler « Chéri ». J’ai vexé deux hommes aujourd’hui en

les quittant froidement. Je voulais entendre ta voix, pas la leur.

Lorsque je suis avec toi j’abandonne ma nature méprisante et soupçonneuse. Si seulement je pouvais

sentir ta tête sur mon épaule maintenant. Je crois que je vais aller me coucher.

J’ai passé une demi-heure à écrire cette lettre. M’écriras-tu quelque chose ? J’espère que oui. […] »

Lettre de James Joyce à Nora Barnacle 15 août 1904

« O ma Sophie, il me resterait donc un espoir de vous toucher, de vous sentir, de vous aimer, de vous chercher, de m’unir, de me confondre avec vous, quand nous ne serons plus. S’il y avait dans nos principes une loi d’affinité, s’il nous était réservé de composer un être commun ; si je devais dans la suite des siècles refaire un tout avec vous ; si les molécules de votre amant dissous venaient à s’agiter, à se mouvoir et à rechercher les vôtres éparses dans la nature ! Laissez-moi cette chimère. Elle m’est douce. Elle m’assurerait l’éternité en vous et avec vous… »
Denis Diderot Lettres à Sophie Volland

 Vincent Benoist responsable du bureau : 06 72 14 36 67

Mail pour réponse : vincent.benoist49@orange.fr
Site internet : www.associationcausefreudienne-vlb.com

Réservation: acfvlbangers@gmail.com
Page Facebook : acf-vlb Angers