5ème soirée de la Cause, Les paradoxes de la pulsion

« Pulsion et perversion »

 

Qualifiant l’enfant de pervers polymorphe, Freud inscrit la perversion dans la sexualité ordinaire, qui ne se réduit pas à la reproduction, mais vise la recherche de plaisirs faisant intervenir d’autres zones corporelles que la seule zone génitale. Dans l’enfance, les pulsions se manifestent en tant que pulsions partielles, et si elles ne s’unifient pas dans une sexualité génitale harmonieuse, elles trouveront cependant différentes voies pour se normaliser. La perversion consisterait dans l’exclusivité et la fixation de la tendance quand elle se substitue à l’acte sexuel.

Le fantasme « Un enfant est battu » illustre ce que Freud appelle « un trait primaire de perversion » qui apparait dans la petite enfance. De structure le fantasme est pervers et porte la marque d’une fixation, trace du refoulement originaire.

Pour Lacan l’opération signifiante, responsable de la castration, produit un reste de jouissance, l’objet a, qui inscrit pour un sujet ce qu’il a de plus intime, de plus singulier. Chaque Un tout seul avec sa jouissance doit trouver comment faire lien avec l’autre. Le fantasme cadre la corrélation du sujet à sa jouissance, soutient le désir, et organise la rencontre.

Pulsion auto-érotique chez Freud ou jouissance Une chez Lacan, la fixation à l’objet pulsionnel, ou objet a, illustre la perversion ordinaire de tout sujet.

Nous essaierons d’articuler cette question à ce que nous rencontrons dans le monde contemporain.

 

Soirée préparée par le cartel : Karine Bayel, Nina Fruchard, Elina Quinton, Dominique Tarasse et Anne-Marie Le Mercier (plus-un)

Mercredi 20 avril à 21 h

Maison de quartier des Pommeraies

43 rue des Grands Carrés, Laval

Renseignements : Dominique Tarasse

dominique.tarasse@orange.fr / 0608422811