Soirée du groupe Emma, Nouveau réseau CEREDA, Laval

 

Plusieurs questions ont émergé lors de notre dernière soirée. L’adolescence serait le produit d’un discours. Si le discours mute, l’adolescence va-t-elle évoluer ? Pouvons-nous dire que l’adolescence est un symptôme du lien social ?

 

Nous avons mis l’accent sur les trois points soulignés par Jacques-Alain Miller dans son texte d’orientation qui nous serviront de points d’appui tout au long de l’année.

Qu’est-ce que la sortie de l’enfance ? Peut-on comparer ce temps logique, où le sujet quitte la jouissance essentiellement auto-érotique à un temps de deuil ? Est-ce un moment de déception ? Comment se sépare-t-on des objets précieux de l’enfance ? L’apparition de nouveaux objets signe-t-elle cette sortie ?

Sur le plan anatomique, la différence des sexes est incontestable mais Freud a découvert qu’elle ne se pose pas d’emblée au niveau psychique. Pour Lacan, être un homme ou une femme est une question de discours et de jouissance respective. Comment cela se réaménage-t-il au moment « du bafouillage de la pulsion »1 sur le plan du signifiant et de la jouissance ?

De l’immixtion de l’adulte dans l’enfant, comment se construit l’Idéal du moi ? Quels sont les signifiants-maîtres sous lesquels le sujet se loge et quels sont les nouveaux signifiants qui apparaissent et qui pourront permettre au sujet de s’orienter ?

 

Nous poursuivrons notre réflexion à travers la lecture croisée du texte d’Alexandre Stevens2 « L’adolescence, symptôme de la puberté » faite par Frédérique Bouvet et Delphine Provost.

Juliette Duval, psychologue clinicienne dans un ITEP, nous présentera un cas issu de sa pratique.

 

Mardi 19 janvier CMP, 33 rue du Haut Rocher, Laval

Entrée libre, ouverte à tous

Renseignements : Frédérique Bouvet

bouvet.frede@gmail.com

06 86 41 51 85

 

1 Marty M.-C et Pourtau A., Adolescents de l’illimité, Lyon, Chronique sociale, mars 2015, p. 79.

2 Stevens A., « L’adolescence, symptôme de la puberté », Les feuillets du Courtil, n°15, 1998, p. 79-92.