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Indice 21 / mercredi 11 mai / Christine Maugin (La Roche sur Yon)

Être lacanien implique de ne pas succomber aux sirènes de l’imaginaire, de l’identification, au confort du groupe, mais de s’orienter du réel du symptôme.
C’est ne pas avoir de prêt-à-porter où puiser nos réponses, mais s’enseigner de chaque cas, à la faveur d’une clinique sous transfert, car le savoir ne nous est que supposé.
Pas de réponses standards, pas plus que d’analystes standards, c’est ce qui fait notre style.

Quand le corps se met de la partie, avec Dominique Carpentier (Laval), Sylvie Mothiron (Orléans), Guy Udo (Saint Brieuc), Nathalie Morinière (Angers).

Indice 22 / vendredi 13 mai / Dominique Carpentier (Rennes)

C’est être là quand l’Autre se fait protocole et injonction et nous presse de répondre. C’est subvertir le discours au sein de l’institution pour encourager à l’invention du nouveau. C’est laisser au sujet son énigme, pour qu’il en fasse sa question, avec le temps qu’il lui faut et avec un partenaire, l’analyste. C’est aussi maintenir, quoi qu’il arrive, le vivant de chaque un.

Indice 23 / vendredi 13 mai / Sylvie Mothiron (Orléans)

Charlotte ne pesait plus que 28 Kg et dut interrompre ses séances. Je la savais hospitalisée. J’hésitais mais décidai finalement de sortir de ma réserve pour aller à sa rencontre, à l’hôpital, là où elle s’était laissée glisser, dans un abandon extrême d’elle-même et de son corps.
Etre lacanien c’est plus qu’une « simple » présence, c’est y mettre du sien par un acte qui implique le corps, vivant.

Indice 24 / vendredi 13 mai / Guy Udo (Saint Brieuc)

A l’hôpital de jour, être lacanien, c’est accueillir le sujet et supporter l’insupportable.
C’est ce qui a permis à Corentin de ne plus crier et de ne plus se cogner la tête par terre.
Aujourd’hui, à l’heure de nos rencontres, Corentin est pressé et lance en me regardant : « Youpi, c’est extra le lundi ! »

Indice 25 / vendredi 13 mai / Nathalie Morinière (Angers)

« Qu’on dise reste oublié derrière ce qui se dit dans ce qui s’entend » (1); cet énoncé de Lacan ouvre à une poétique de l’équivoque. Il indique l’intention qui préside au dire, soit ce qui pousse à parler, le désir qui cause, non plus seulement le sujet de l’inconscient, mais s’incarne dans le mode de jouir du corps parlant.
(1) J. Lacan, « L’étourdit », Autres Ecrits, Seuil, p.449

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