Rencontre avec la solitude du je.

Laurent Dupont le 13 mai à Orléans

Posons d’abord que l’identité serait ce que le sujet croit être le Moi. Croire implique qu’il y a un doute, un écart avec la certitude d’être soi. Posons ensuite que le Moi est la somme des identifications du sujet. Cette somme, c’est ce que le sujet apprend à repérer dans son analyse. Affinons en montrant que ces identifications s’appuient de la marque initiale du signifiant sur le corps propre du sujet. Morsure première ayant laissée sa trace. Réel innommable qui itère, opaque mais repérable dans le symptôme, les formations de l’inconscient. Au-delà du déchiffrage, il y a le hors sens de cette jouissance opaque. Au-delà du fantasme fondamental du sujet, il y a la solitude, la solitude radicale de ce qui fait la singularité d’un sujet, plus question d’identité, mais de singularité. C’est ce que l’AE tente de cerner, de border durant les 3 années de son exercice.

C’est ce dont je viendrai tenter d’exposer la logique et discuter avec vous.