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ÉTUDE DE LA PSYCHANALYSE

SOIRÉES D’ÉTUDE CLINIQUE 2014-2015 À SAINT-NAZAIRE

La mère dans l’inconscient. De Freud à Lacan.

Dans le droit fil des 44e Journées de l’Ecole de la Cause Freudienne qui se tiendront à Paris les 15-16 novembre, les soirées d’étude clinique de Saint-Nazaire s’intéresseront cette année à la question de la mère dans la psychanalyse.

Personnage central chez les post-Freudiens, Melanie Klein et Daniel W. Winnicott en tête, qu’il nous faudra à ce titre lire avec attention, la mère n’occupe pas chez Freud une place comparable. Le complexe d’Œdipe, véritable pierre d’angle de son édifice théorique, met à l’honneur la fonction du père, et c’est également en position paternelle, dans le transfert, que l’inventeur de la psychanalyse se plaisait à diriger ses cures.

Pour autant, la mère n’est pas absente de ses travaux. Qu’on pense aux Trois essais sur la théorie sexuelle et à l’importance des soins maternels pour l’étayage des pulsions partielles, ou à sa conférence de 1933 « La  féminité » dans laquelle Freud tient pour décisif pour la féminité l’attachement primitif à la mère.

Comme le montre suffisamment la conférence freudienne, parler de la mère, c’est parler de la femme. Dans l’inconscient, les deux vont de pair, l’une éclaire l’autre. Dire ce qu’est la mère, c’est dire ce que la femme n’est pas, et inversement. Nous aurons dès lors à définir précisément ces deux pôles.

Sur ce point, Lacan nous servira de boussole. Et la clinique, sa clinique, nous y aidera. Ses analyses d’Hamlet ou du cas Gide font en effet apparaître derrière ce qui a fait fonction de mère pour ces sujets un Autre souvent pluriel, où la dimension de la femme est à prendre en considération.

Pour finir, il nous faudra donc nous pencher sur ce qu’on peut appeler « la fonction maternelle ». Qu’est-ce qu’être mère ? Aimer ses enfants, être bienveillante, c’est-à-dire capable de s’identifier à eux, être suffisamment bonne, etc. Les réponses apportées par les psychanalystes ne manquent pas. Lacan parlera, lui, dans sa « Note sur l’enfant » d’un « désir qui ne soit pas anonyme ». Qu’est-ce à dire ?

Au terme de ce parcours, nous formons l’espoir que quelques lumières seront jetées sur l’énigme du continent maternel…

V. Lestien