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« Amis, respondit Pantagruel, à tous les doubtes et quæstions par vous propousées compete une seule solution, et à tous telz symptomates et accidens une seule medecine. La response vous sera promptement expousée, non par longs ambages et discours de parolles : l’estomach affamé n’a poinct d’aureilles, il n’oyt goutte. Par signes, gestes et effectz, serez satisfaicts et aurez resolution à vostre contentement » Rabelais F., Le Quart Livre, Chapitre LXII, Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1994, p. 689.

Pour ce cinquième numéro du Symptomate, nous sommes heureux d’accueillir la contribution de l’écrivain Sarah Streliski. Elle a publié Le pli et Les promises aux éditions Gallimard, et Accident aux éditions Verdier.

Avant-dernier chapitre de Pantagruel. Dernière bataille. Une averse survient. Pantagruel tire la langue et abrite son armée, « comme une géline faict ses poulets ». Heureux préau : organe de la grande jouissance hyperphagique rabelaisienne et siège de la parole – la guerre, gardée sous l’aile du langage. Elle ne sera pas contée. Le narrateur s’absente. Il escalade la langue et entre dans le corps de son héros. Que découvre-t-il ?  « Jésus (dis-je) il y a ici un nouveau monde. » La chair faite monde. Pas nouveau, « plus ancien », lui déclare un autochtone. Aussi cette chair-asile où il trouve refuge tandis qu’on s’entretue dehors, c’est la voix même de son livre, incorporée dans la texture de cette prose ardente, à la fois érotique et opaque
comme la matière vivante et fourmillante de pensée : Pantagruel.

La psychanalyse à la lumière du gai savoir de Rabelais

Les jouissances du corps et la parole

Samedi 24 septembre 2016 – 14h30

Université des Deux lions – Tours

Argument et renseignements complémentaires en pièces jointes

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