« Amis, respondit Pantagruel, à tous les doubtes et quæstions par vous propousées compete une seule solution, et à tous telz symptomates et accidens une seule medecine. La response vous sera promptement expousée, non par longs ambages et discours de parolles : l’estomach affamé n’a poinct d’aureilles, il n’oyt goutte. Par signes, gestes et effectz, serez satisfaicts et aurez resolution à vostre contentement » Rabelais F., Le Quart Livre, Chapitre LXII, Œuvres complètes, Bibliothèque de la Pléiade, Paris, Gallimard, 1994, p. 689.

Voici un extrait de Gargantua commenté par Guilaine Guilaumé, déléguée régionale de l’Association Cause freudienne Val de Loire Bretagne :

« Mais veistes vous oncques chien rencontrant quelque os medulare ? C’est, comme dict Platon (…) la beste du monde plus philosophe. Si veu l’avez, vous avez peu noter de quelle dévotion il le guette, de quel soing il le guarde, de quel ferveur il le tient, de quelle prudence il l’entomme, de quelle affection il le brise, et de quelle diligence il le sugce. Qui le induict à ce faire ? Quel est l’espoir de son estude ? Quel bien pretend il ? Rien plus qu’un peu de mouelle. Vray est que ce peu, plus est delicieux que le beaucoup de toutes aultres : pource que la mouelle est aliment elabouré à perfection de nature (…) ».

Gageons que le 24 septembre 2016, nous serons dans la ligne indiquée par François Rabelais qui nous invite, dans son prologue à Gargantua, à aller jusqu’au fond de son œuvre et que, tels le chien philosophe, nous saurons : « rompre l’os et sugcer la sustantificque mouelle ».

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