Conversation clinique avec Éric Zuliani, psychanalyste, actuel président de l’École de la Cause freudienne

Selon Freud « tout enfant qui joue se comporte comme un poète en tant qu’il se crée son propre monde ou, pour parler plus exactement, transporte les choses de son monde dans un ordre nouveau à sa convenance [1]. » Le semblant est très structurant pour les enfants, notamment dans le jeu. C’est dans la bouche de sa petite fille que Lacan a prélevé ce terme, en distinguant « ce qui est pour de vrai » et « ce qui est pour du semblant », en différenciant la réalité et le jeu. Mais certains enfants psychotiques ou autistes n’élaborent pas de scénarios imaginaires ou incarnent dans le réel un personnage imaginaire, sans parvenir à faire semblant. En effet, selon
Jacques-Alain Miller, « la psychose est l’échec du semblant [2]». Introduire du semblant dans la clinique avec ces enfants permet de réguler le réel de la jouissance pulsionnelle, car comme nous le rappelle Jacques-Alain Miller: « le semblant n’est pas une vaine illusion, le semblant […] opère [3] ».

[1] S. Freud, « Le poète et l’activité de fantaisie », Revue française de psychosomatique 2014/2, n°46, p.132
[2] J.A. Miller, « De la nature des semblants », cours du 27 novembre 1991, inédit.
[3] J.A. Miller, « De la nature des semblants », cours du 18 décembre 1991, inédit.

 

Maela Michel-Spiesser et Marion Bourhis, psychologues cliniciennes,
présenteront chacune un cas de leur pratique avec des enfants. Ils
seront ensuite discutés par Éric Zuliani.

Informations

Espace associatif, 1 allée Mgr Jean-René Calloc’h à Quimper.
Accueil à partir de 9h30
Entrée réservée et sous inscription par mail à : acfvlb.bq@gmail.com
Participation aux frais: 5€