Dominique Laurent

psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP

Conférence suivie d’une conversation avec la participation de 

Jean Luc Monnier, psychanalyste, membre de l’ECF et de l’AMP

Il s’agira de préciser les difficultés d’avoir un corps. L’une des premières d’entre elles est l’amour de l’image dans le miroir, le narcissisme, que Lacan appellera dans son séminaire XXIII : idolâtrie. Cette insistance de Lacan se vérifie dans la clinique contemporaine où le narcissisme ne cesse de tout attraper, du pervers narcissique à la folie narcissique de chacun. L’expression « LOM cahun corps et nan-naKun [1] » a pour conséquence cachée de mettre en valeur notre finitude, non celle de la vie au sens de la religion, mais la finitude de la jouissance. Cette formule à la Queneau est la limite du Un de la répétition de la jouissance. Avoir un corps est la limite de l’illimité de la jouissance. Le corps est la vraie limite même si les biotechnologies en déplacent les frontières. Le droit tente de faire de cette limite somatopsychique un lien social, car toute formation humaine suppose une limite à la jouissance. Là où les désirs ne sont que des formulations de la jouissance, le droit tente de faire une sublimation sociale de la limite. Nous explorerons donc certains littoraux entre jouissances et corps.
Dominique Laurent
[1] Lacan J., « Joyce le Symptôme », Autres écrits, Paris, Seuil, coll. Champ Freudien, 2001, p.565.

Informations

En visioconférence (zoom). Jauge limitée

Participation aux frais : 10€ / Tarif réduit : 8€ (étudiant, demandeur d’emploi)

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Géraldine Somaggio : geralgine.somaggio@numericable.fr