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Phénix n°4
La Newsletter du Forum Campus Psy
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Phénix n°4
La Newsletter du Forum Campus Psy
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Édito
Le secret de l’enfance
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L’enfance est intimement liée au secret. Le monde de l’enfant est un monde de secrets : secrets confiés à ne pas répéter, cachettes secrètes[1], jeux secrets, journaux intimes, etc. Mais quelle place cela a-t-il dans une époque où le mot d’ordre est celui de la transparence ?
Les textes de Solenne Albert et Adeline Suanez nous donnent à voir la nécessité de constituer un secret pour l’enfant, condition même de l’inconscient et de son émergence dans sa subjectivité. Solenne Albert nous démontre en quoi la tyrannie de la transparence est pathogène et peut être à l’origine des symptômes de l’enfant. Adeline Suanez rend sensible la nécessité d’une logique du pas-tout face à l’idéal contemporain de la toute-transparence.
Nous ne sommes plus à l’ère de la furor sanandi, mais à celle de la « furie diagnostique[2] ». Face à ce que l’enfance a toujours comporté d’énigmatique et la difficulté pour les adultes de faire avec ce qui agite les enfants, l’épinglage par le diagnostic voudrait les percer à jour, faire en sorte que l’enfance n’ait plus de secret. Dans son texte, Cécile Cappelle vient interroger cette volonté de tout savoir sur l’enfant et quel bon usage le médecin peut faire du diagnostic au service de la pratique clinique.
Dans la rencontre avec l’enfant, l’analyse fait consister un espace de secret, à la fois pour l’Autre et le sujet lui-même, qui y déploie à son insu sa constellation subjective en même temps qu’il la découvre. La cure analytique est un lieu à nul autre pareil pour l’élaboration de ce jardin secret.
[1] Cf. texte de Solenne Albert dans ce numéro.
[2] Leduc C., « Trouble quantitatif généralisé, avec Bruno Falissard », Studio Lacan, 9 mai 2026, disponible sur internet.
Alexandre Gouthière et Marjolaine Mollé
Pour l’équipe Phénix
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L’objet du secret
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L’enfant et ses cachettes secrètes
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Dans le Séminaire Le Désir et son interprétation, Jacques Lacan s’intéresse à la constitution du sujet de l’énonciation. Il indique que l’on oublie souvent qu’au départ, l’enfant a un Je tout petit, une capacité à dire Je, très fragile. « Chez l’enfant, quelque chose n’est pas encore achevé, précipité par la structure, ne s’est pas encore distingué dans la structure. »…
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Savoir et transparence
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Constituer le secret
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La question du secret peut se poser par son envers, il peut être question de révélation. Impossible à dire, ou impossible à révéler, la question du secret se pare de nuances en fonction des sujets. Le pousse?à?la?transparence, version de la parole qui se libère, dessine en creux l’idée d’une parole qui pourrait toujours se dire…
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Algotithmes-maîtres et secret
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Le secret médical et l’enfant
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Établir un diagnostic précoce est maintenant la clé de voûte de la nouvelle clinique de l’enfant, diagnostic qui viendrait caractériser « son fonctionnement » et dire sans ambiguïté les mesures à mettre en place par tous ses partenaires, y compris les parents, les enseignants, etc…
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Équipe Newsletter du Forum Campus psy 2026 :
Marjolaine Mollé
Alexandre Gouthière
Alexandra Bourcier, Célie Gérard, Sarah Guesmi, Christelle Houalet, Sophie Lemoine, Nathalie Marion, Inda Methnani, Karine Soubaigné, Lisa Toullec et Dora Zaouch
En collaboration avec le bureau de la délégation régionale :
Benoît Delarue
Adeline Suanez
Dominique Rayneau
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Cet email a été envoyé à alexandre.gouthiere@gmail.com
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Édito
Le secret de l’enfance
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L’enfance est intimement liée au secret. Le monde de l’enfant est un monde de secrets : secrets confiés à ne pas répéter, cachettes secrètes[1], jeux secrets, journaux intimes, etc. Mais quelle place cela a-t-il dans une époque où le mot d’ordre est celui de la transparence ?
Les textes de Solenne Albert et Adeline Suanez nous donnent à voir la nécessité de constituer un secret pour l’enfant, condition même de l’inconscient et de son émergence dans sa subjectivité. Solenne Albert nous démontre en quoi la tyrannie de la transparence est pathogène et peut être à l’origine des symptômes de l’enfant. Adeline Suanez rend sensible la nécessité d’une logique du pas-tout face à l’idéal contemporain de la toute-transparence.
Nous ne sommes plus à l’ère de la furor sanandi, mais à celle de la « furie diagnostique[2] ». Face à ce que l’enfance a toujours comporté d’énigmatique et la difficulté pour les adultes de faire avec ce qui agite les enfants, l’épinglage par le diagnostic voudrait les percer à jour, faire en sorte que l’enfance n’ait plus de secret. Dans son texte, Cécile Cappelle vient interroger cette volonté de tout savoir sur l’enfant et quel bon usage le médecin peut faire du diagnostic au service de la pratique clinique.
Dans la rencontre avec l’enfant, l’analyse fait consister un espace de secret, à la fois pour l’Autre et le sujet lui-même, qui y déploie à son insu sa constellation subjective en même temps qu’il la découvre. La cure analytique est un lieu à nul autre pareil pour l’élaboration de ce jardin secret.
[1] Cf. texte de Solenne Albert dans ce numéro.
[2] Leduc C., « Trouble quantitatif généralisé, avec Bruno Falissard », Studio Lacan, 9 mai 2026, disponible sur internet.
Alexandre Gouthière et Marjolaine Mollé
Pour l’équipe Phénix
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